Premières impressions
Alors nous y voilà.
Après le traditionnel cérémonial des adieux à l'aéroport, j'ai enfin attéri à Los Angeles. Il faut dire que je suis arivée dans ma nouvelle ville totalement épuisée. 1h30 de vol Marignane-Paris Charles de Gaulle, puis viennent ensuite les 12 heures de vol pour rejoindre LAX.
Mais bon, Air France ayant la bonne idée de proposer un bon contenu multimédia à ses passagers, le vol est passé plus vite que prévu. A noter quand même que c'était mal parti : voulant me détendre un peu après le moment difficile des adieux (les autres IEPiens déjà aux quatre coins du monde me comprendront), je décide d'écouter la sélection Jazz : et là of course : Everytime we say goodbye de John Coltrane
Donc on décide de passer à autre chose. Registre totalement différent, la playlist me propose donc Jimmy de Moriarty. J'adore cette chanson, bien sûr, mais disons que j'ai l'habitude de son interprétation par une certaine rouquine, donc là encore ça passe mal.
C'est donc décidé, on oublie la musique. Passons au ciné. J'envoie donc La Reine Margot. Et puis non, après tout, il faut que je me mette dans la culture américaine, pour les deux prochaines heures, ce sera Sex & the City, hautement plus intellectuel !
Et puis enfin, l'attérissage. Ca fait bizarre de se sentir sur un autre continent. Mais on revient vite à la réalité, lorsqu'il s'agit de passer la police aux frontières et la douane. Mais je tombe sur un mec très sympa, qui a l'air d'adorer les français et qui me parle de vin : bref tout pour me plaire !
Au final, 45 min après je sors enfin de LAX et tente tant bien que mal de rejoindre mon hôtel. Le tout en 4 heures, OUI, je ne suis pas douée.
Mais bon, j'ai quand même une excuse, LA c'est grand et puis le Métro et les Bus c'est compliqué, et puis il faisait nuit, et puis je n'avais pas pensé à acheter une carte, et puis je n'avais pas noté l'adresse exacte de l'hôtel. Mais heureusement, je suis tombée sur un mec sympa : Noah qui m'a carrément déposé devant la porte. Le premier vrai contact avec un américain a donc été plutôt rassurant (je préfère ici, ne pas parler du premier vrai contact, avec une américaine hispanique cette fois, mon niveau en espagnol ne permettant pas de considérer cela comme une discussion).
Mais parlons un peu de la ville en elle-même. C'est de notoriété publique, LA c'est grand. Oui, d'accord, j'étais prévenue mais il y a deux ou trois choses à savoir :
-Je n'ai aucun sens de l'orientation (cf Pauline et Maya : oui, j'ai besoin de me dire que ma montre est sur mon poignet gauche)
-On a transformé où est Charlie par "Mais où est encore passée Marion"
-Je viens d'Ardèche, donc les grandes artères, ben je ne connais pas
-Je me perds dans Aix (même sur le trajet Sciences-Po/La Rotonde), vous me direz, ce n'est pas bien grave, toutes les routes mènent au Brigand).
Mais quand bien même, niveau taille, c'est incroyable. D'abord, l'aéroport se trouvant au bord du Pacifique, on a le temps de survoler toute la ville. Je dis bien le temps, car cela dure bien une bonne vingtaine de minutes, mais cette partie là est juste simplement magique.
Un court apercu :
A ce moment là : une seul chose en tête, une phrase de William Mulholland : There is it. Take it.
C'est bien ce que je compte faire, et ce que j'ai partiellement attaqué ! La suite dans le prochain article, Stay tuned :)